L'histoire de notre village

Le bourg de LA GARDE-ADHEMAR a conservé sa structure médiévale, enserré dans des remparts en bordure d'un éperon rocheux dominant la plaine de Pierrelatte. Du parvis de l'église, on peut découvrir le magnifique panorama du Robinet de Donzère au nord, jusqu'à Bollène au sud ainsi que les contreforts des montagnes du Vivarais.

 

            La plaine a été colonisée par les vétérans des légions romaines (Ier siècle) tandis que la tribu des Tricastinii était rejetée sur les versants. La grande voie romaine, la Via Agrippa, passait au pied des collines.

            Le site du Val des Nymphes, à 2 km du village perché actuel, en raison de la présence de sources, a de longue date attiré les hommes. Un culte antique aux Mères nymphes, dont témoigne le petit autel déposé à l'église, s'y est développé. Les prospections archéologiques et historiques ont révélé l’existence d'un important habitat médiéval (Ve au XIIe siècle) et de quatre églises dépendant de l'abbaye de Tournus en Bourgogne. Seule demeure, aujourd'hui, l'église priorale, chef d’œuvre de l'art roman (XIIe siècle).

            Ce n'est sans doute qu'à partir du XIe siècle que fut implanté par les Adhémar le castrum de La Garde. Une première enceinte enserra les bâtiments seigneuriaux, l'église et quelques habitations. La population  attirée par le renforcement du pouvoir féodal abandonna progressivement le site du Val des Nymphes, ce qui nécessita la construction d'une seconde enceinte. L'église Saint-Michel est un bel exemple de l'art roman provençal du XIIe siècle.

            Au XVIe siècle, Antoine Escalin, homme de guerre, ambassadeur, général en chef des galères royales, seigneur du lieu fit édifier au sud-est du bourg un magnifique château renaissance, hélas démantelé après 1810.

            La vie du village fut rythmée pendant des siècles par les activités agricoles et artisanales. Au XIXe siècle, les fermes, rapprochées des terres agricoles se multiplient dans la plaine et dans les collines. L'exode rural accélère le déclin du bourg perché où de nombreuses maisons sont abandonnées. En un siècle, la commune passe de 1260 habitants en 1860 à 504 en 1954. Depuis les années 1960, le développement des activités nucléaires en Tricastin a attiré une population nouvelle entraînant une réhabilitation de l'habitat ancien et le développement de lotissements. La population est aujourd'hui stabilisée : 1178 habitants (2013), 1159 (2015)

 

 

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dessin Bernard Hernandez

     "Nouvelle Mairie"